Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, Volume 2

Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, Volume 2
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Charles Athanase Walckenaer. Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, Volume 2

CHAPITRE I. 1654-1655

CHAPITRE II. 1655-1656

CHAPITRE III. 1655

CHAPITRE IV. 1655

CHAPITRE V. 1655

CHAPITRE VI. 1656

CHAPITRE VII. 1656

CHAPITRE VIII. 1657-1658

CHAPITRE IX. 1657-1658

CHAPITRE X. 1658

CHAPITRE XI. 1657-1658

CHAPITRE XII. 1658-1659

CHAPITRE XIII. 1658-1659

CHAPITRE XIV. 1659-1660

CHAPITRE XV. 1661

CHAPITRE XVI. 1661

CHAPITRE XVII. 1661

CHAPITRE XVIII. 1661-1664

CHAPITRE XIX. 1661-1664

CHAPITRE XX. 1662-1663

CHAPITRE XXI. 1663-1666

CHAPITRE XXII. 1663-1664

CHAPITRE XXIII. 1665

CHAPITRE XXIV. 1658-1665

CHAPITRE XXV. 1658-1668

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS

PREMIÈRE PARTIE

DEUXIÈME PARTIE

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La victoire d'Arras et la continuité des succès de Turenne pendant toute la campagne34 firent naître dans la capitale et dans tout le royaume une sécurité que ne purent troubler ni les écrits que Retz publia pour sa défense, ni les résistances de son vicaire Chassebras, secrètement appuyées par les solitaires de Port-Royal et par leurs nombreux amis35.

On se livra aux plaisirs et à la joie que le retour du jeune roi dans la capitale, après ses campagnes, ne manquait jamais de ramener; et ce fut avec une chaleur, une unanimité qui surpassèrent encore celles de toutes les années précédentes36. Les occasions ne manquèrent pas: l'entrée dans Paris du comte d'Harcourt, qui ressembla à une pompe triomphale; les fiançailles du fils du duc de Modène avec une des filles de Martinozzi, nièce du cardinal37; l'arrivée de ce même duc et celle du duc de Mantoue38; du duc François, frère du duc de Lorraine; de la princesse d'Orange39; le mariage d'une des demoiselles de Mortemart40 avec le marquis de Thianges; celui de la Ferté; celui de Loménie de Brienne41, fils du ministre d'État, avec la seconde fille de Chavigny, fournirent des occasions fréquentes au roi et à Mazarin de donner des festins et des fêtes et d'en recevoir42. Non-seulement le jeune monarque ne dédaignait pas d'accepter des invitations qui lui étaient faites, mais il dansait et jouait dans les ballets qui faisaient partie des fêtes qu'on lui donnait, comme dans ceux qu'il faisait représenter à sa cour. Il y fit jouer trois nouveaux ballets, qui tous furent d'une richesse d'exécution que l'on crut ne pouvoir jamais être égalée43. Cependant le dernier, intitulé Psyché, surpassa les deux autres en magnificence. Un essaim de beautés y figuraient avec le roi et l'élite des meilleurs artistes: Fouilloux et Menneville, qu'on nommait toujours ensemble quand il fallait citer des modèles de grâce; cette belle duchesse de Roquelaure, dont nous avons fait connaître la tragique destinée; la douce et mélancolique Manicamp, qui ne se prêtait plus que par obéissance à ces jeux mondains, et qui se fit carmélite aux jours saints; puis la folâtre Villeroy, et Neuillant, et Gramont, et beaucoup d'autres44. Cependant leurs attraits ne pouvaient distraire le roi de cette aînée des Mancini, qui leur était bien inférieure en beauté. Loret, dans les longues descriptions dont il remplissait sa Gazette, ne manque pas de faire mention de ces attentions de Louis pour elle:

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Dans une autre occasion, l'empressement qu'elle met à écrire à son cousin, lorsqu'il la néglige, nous prouve avec quel soin elle cherchait à écarter d'elle tout soupçon de dépit ou de sentiment jaloux, quoiqu'elle ne puisse s'empêcher d'en laisser toujours percer quelque chose. Bussy avait envoyé à Paris un messager avec des lettres pour ses deux maîtresses, et il ne lui avait rien remis pour madame de Sévigné. Celle-ci profita cependant de ce même messager pour écrire à son cousin, afin de le féliciter sur les succès qu'il avait obtenus à la guerre, et dont la renommée l'avait instruite. Dans une autre lettre, où elle avait besoin de rappeler toutes celles qu'elle lui avait adressées depuis quelque temps, elle dit: «Je vous ai encore écrit par un laquais que vous avez envoyé ici, lequel était chargé de plusieurs lettres pour de belles dames. Je ne me suis pas amusée à vous chicaner de ce qu'il n'y en avait pas pour moi, et je vous fis une petite lettre en galoppant81.»

Voici en quels termes elle avait écrit à Bussy sur ce point délicat, dans cette petite lettre faite en galoppant:

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