Voyage musical en Allemagne et en Italie, II

Voyage musical en Allemagne et en Italie, II
Автор книги:     Оценка: 0.0     Голосов: 0     Отзывов: 0 0 руб.     (0$) Читать книгу Скачать бесплатно Купить бумажную версию Электронная книга Жанр: Зарубежная классика Правообладатель и/или издательство: Public Domain Дата добавления в каталог КнигаЛит: ISBN: http://www.gutenberg.org/ebooks/37567 Скачать фрагмент в формате   fb2   fb2.zip Возрастное ограничение: 0+ Оглавление Отрывок из книги

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Hector Berlioz. Voyage musical en Allemagne et en Italie, II

I. CONCOURS DE COMPOSITION MUSICALE A L'INSTITUT

II. LE CONCIERGE DE L'INSTITUT

III. DISTRIBUTION DES PRIX DE L'INSTITUT

IV. LE DÉPART

V. L'ARRIVÉE

VI. ÉPISODE BOUFFON

VII. RETOUR A ROME

VIII. LA VIE DE L'ACADÉMIE

IX. VINCENZA

X. VAGABONDAGES

XI. SUBIACO

XII. ENCORE ROME

XIII. NAPLES

XIV. RETOUR EN FRANCE

LE PREMIER OPÉRA. NOUVELLE

DU SYSTÈME DE GLUCK. EN MUSIQUE DRAMATIQUE

LES DEUX ALCESTE DE GLUCK

LE SUICIDE PAR ENTHOUSIASME

ASTRONOMIE MUSICALE

LEVER HÉLIAQUE

LE TÉNOR AU ZÉNITH

LE SOLEIL SE COUCHE

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Il y avait dans mon temps, à l'Institut, un vieux concierge nommé Pingard, à qui tout ceci causait une indignation des plus plaisantes. La tâche de ce brave homme, à l'époque des concours, était de nous enfermer dans nos loges, de nous ouvrir soir et matin, et de surveiller nos rapports avec les visiteurs, aux heures de loisir. Il remplissait, en outre, les fonctions d'huissier auprès de Messieurs les académiciens, et assistait, en conséquence, à toutes les séances secrètes et publiques, où il avait fait bon nombre de curieuses observations. Embarqué à seize ans comme mousse à bord d'une frégate de la compagnie des Indes, il avait parcouru presque toutes les îles de la Sonde, et, obligé de séjourner à Java, il échappa, par la force de sa constitution, et lui neuvième, disait-il, aux fièvres pestilentielles qui avaient enlevé tout l'équipage.

J'ai toujours beaucoup aimé les vieux voyageurs, pourvu qu'ils eussent quelque histoire lointaine à me raconter. En pareil cas, je les écoute avec une attention calme et une inexplicable patience. Je les suis dans toutes leurs digressions, dans les dernières ramifications des épisodes de leurs épisodes; et, quand le narrateur, voulant trop tard revenir au sujet principal et ne sachant quel chemin prendre, se frappe le front pour ressaisir le fil rompu de son histoire en disant: «Mon Dieu, où en étais-je donc?..» je suis heureux de le remettre sur la piste de son idée, de lui jeter le nom qu'il cherchait, la date qu'il avait oubliée, et c'est avec une véritable satisfaction que je l'entends s'écrier, tout joyeux: «Ah! oui, oui, j'y suis, m'y voilà.» Aussi étions-nous fort bons amis, le père Pingard et moi; il m'avait estimé tout d'abord, à cause du plaisir que je trouvais à lui parler de Batavia, de Célèbes, d'Amboyne, de la côte de Coromandel, de Bornéo, de Sumatra; parce que je l'avais questionné plusieurs fois avec curiosité sur les femmes Javanaises, dont l'amour est fatal aux Européens, et avec lesquelles le gaillard avait fait de si terribles fredaines, que la consomption avait un instant paru vouloir réparer à son égard la négligence du choléra-morbus. Lui ayant un jour, à propos de la Syrie, parlé de Volney, de ce bon monsieur le comte de Volney, si simple, qui avait toujours des bas de laine bleue, son estime pour moi s'accrut d'une manière remarquable; mais son enthousiasme n'eut plus de bornes, quand j'en vins à lui demander s'il avait connu le célèbre voyageur Levaillant.

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» – Non, non, non, je ne veux pas, je ne veux pas, que l'autre lui répond. Ton élève m'avait promis un album que désirait ma femme, et il n'a pas seulement dessiné un arbre pour elle. Je ne lui donne pas ma voix.

» – Ah! tu as bien tort, que lui dit M. Lethière; je vote pour les tiens, tu le sais, et tu ne veux pas voter pour les miens.

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