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EXPOSE DE LA MÉTHODE

SUIVIE DANS LE DRESSAGE DU CHEVAL

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Les exercices du dressage sont divisés en cinq périodes, qui marquent les progrès successifs de l’éducation du cheval: Apprivoisement, travail à l’extérieur, assouplissement, travail au manège, piaffer et trot cadencé.

Apprivoisement

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Ce chapitre a pour objet de faire connaître le caractère du cheval. Nous avons proposé pour exemple ce qui se produit dans les remontes, où les cavaliers acquièrent une habileté extrême à rendre dociles les jeunes chevaux. C’est affaire d’habitude et de tact: la nécessité aidant, il ne se rencontre pas un cheval difficile dont ils ne viennent rapidement à bout.

Le travail à la longe aurait pu être compris dans la période d’apprivoisement. Pour le cavalier comme pour le cheval, cet exercice offre une occasion de faire connaissance et d’adopter imposition respective qui convient au maître et à l’élève. Il faut éviter d’inspirer de la crainte et se borner à inculquer au cheval le respect de l’homme et l’habitude de l’obéissance.

La leçon du montoir, décrite avec détail, complète la démonstration du caractère du cheval.

Travail à l’extérieur

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Le travail à l’extèrieur comprend les indications relatives à la mise en service du cheval,,qu’il faut toujours faire avant de passer aux exercices du manège.

Il ne semble pas pratique, en effet, d’exiger que le cheval se meuve dans un étroit espace, tourne aux angles du manège, marche sur le cercle, avant qu’il ait été formé à porter un cavalier et à lui obéir.

Dans le jeune âge, le dos est faible, les tendons manquent de fermeté, le pied n’a pas de force: le cheval n’est pas apte au travail du manège. De longues marches à l’allure du pas constituent l’exercice le plus propre à développer ses qualités physiques et à former son caractère.

Le cheval doit être conduit en terrain varié, se familiariser avec les obstacles naturels, apprendre à obéir aux aides. Pendant cette période, les aides ne doivent être employés que dans un sens unique; la marche en avant, d’où résulte la franchise du cheval, qualité précieuse entre toutes qu’il faut développer dans les débuts, et que les exercices du manège, exécutés prématurément, peuvent compromettre.

Assouplissement

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Lorsque, à la suite du travail à l’extérieur, le cheval a acquis la force et le degré de résistance nécessaire, qu’il est. devenu cheval de service franc et hardi, il faut le rendre léger à la main et aux jambes.

Le cheval qui a acquis du perçant pourra être rassemblé, mis en main, dans un espace de temps assez court. Le rassemblé doit être demandé dans le but d’assouplir l’encolure et de développer le mouvement de l’épaule. Ce travail se fait par l’action de l’arrière-main sur l’avant-main. Les membres postérieurs, sollicités par l’action des jambes, se rapprochent du centre de gravité ; le cheval se soutient, il ploie son encolure et se met dans la main. Après quelques pas, il faut continuer l’effet des jambes et rendre complètement la main. Alors, le cheval s’échappe en avant, sans effort, par suite de l’impulsion qui résulte de la position prise par les membres postérieurs; il se détend et allonge l’encolure; l’impulsion reçue le porte à allonger les premiers pas, les mouvements de l’épaule sont plus étendus. Cet exercice prend le nom de descente de main.

Il faut confirmer le cheval dans les progrès qu’il a faits en lui donnant des temps de galop. Le travail au galop, sur la ligne droite et en bon terrain, favorise l’assouplissement du cheval et contribue à le rendre léger.

Travail au manège

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Il ne faut faire travailler dans le manège que lorsque les exercices à l’extérieur et le travail d’assouplissement ont mis le cheval en état de se mouvoir dans un espace restreint et de rester soumis à l’action des aides.

La connaissance des aides est donnée au cheval à l’allure du pas. Il faut travailler au pas jusqu’à ce qu’il ait acquis une souplesse telle qu’il puisse obéir aux aides aux allures vives.

On fait exécuter les doublés et les voltes et on fait galoper pour détendre le cheval et le confirmer dans le mouvement en avant.

On passe ensuite au demi-tour sur les épaules, dans le but d’exécuter, après le demi-tour, la rupture au pas, au trot, et plus tard an galop. Il faut toujours rendre la main aussi complètement que possible, pour que l’impulsion communiquée par les jambes devienne plus vive, plus intense.

Dans ce départ exécuté au galop, le rassemblé n’est pas obtenu par la main, mais par l’action des jambes: sous la pression des jambes, le cheval rassemble ses forces pour produire l’enlever et se porter en avant; il prend la position naturelle de préparation au galop et se met dans la main pendant un-instant.

L’appuyer, la demi-volte et plus tard encore le demi-tour sur les hanches, ne doiveut être exécutés que lorsque le cheval est devenu véritablement léger. Alors ces exercices, qui servent à compléter la mise en main, peuvent être demandés sans que le perçant du cheval risque d’être diminué.

Sauts d’obstacles

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Les sauts d’obstacles peuvent être exécutés pendant tout le temps du dressage; mais d’une manière progressive, intermittente, pour ne pas dégoûter le cheval de cet exercice. Pour que le cheval aime à sauter, il ne faut pas faire sauter souvent ni faire sauter des obstacles difficiles.

Piaffer et trot cadencé

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Les airs de manège, appelés piaffer et trot cadencé, ont été indiqués pour compléter la description du dressage du cheval. Il n’est nullement indispensable que les chevaux soient mis au piaffer et au trot cadencé. Cependant l’exécution de ces mouvements, au moyen des aides, est à la fois la marque certaine de la légèreté et de la soumission du cheval et la preuve du tact équestre du cavalier.

Études hippiques du capitaine Bellard

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