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NOTICE SUR L’AUTEUR ET SES CONTES
ОглавлениеCharles Perrault est né à Paris le 12 janvier 1628.
Il eut trois frères: l’un d’eux, Claude, médecin et architecte, est l’auteur du plan de la colonnade du Louvre.
Il fit des études laborieuses et brillantes.
Protégé par Colbert, il devint plus tard premier commis des bâtiments du roi.
Il s’occupa toujours avec ardeur de travaux littéraires, faisant tantôt des vers, tantôt de la prose.
Comme à bien d’autres écrivains, l’œuvre à laquelle il attachait peut-être la moindre importance est celle qui lui fit le plus de réputation: ce sont ses contes.
Eux seuls ont popularisé le nom de Charles Perrault, que, sans eux, bien peu d’entre nous connaîtraient aujourd’hui.
Il recueillit la matière de ces naïfs récits dans la bouche des nourrices de son temps, et il les habilla de son style aussi naïf qu’elles.
De nombreuses traditions les avaient conservés jusqu’alors; mais il est fort probable que si Perrault n’eût pris la peine de les écrire, ces récits seraient à cette heure perdus pour nous.
Perrault avait plus de cinquante ans quand il se mit à ce travail.
Dans l’origine, ses Contes de ma mère l’Oie furent appelés par lui: Histoires ou Contes du temps passé. Toutes les éditions, depuis 1697 jusqu’à celles de 1724, n’en contiennent que huit: la Belle au bois dormant, la Barbe-Bleue, le Petit Chaperon-Rouge, les Fées, le Chat botté, Riquet à la Houppe, Cendrillon et le Petit Poucet. — Peau d’Ane et les Souhaits ridicules ont été écrits en vers par Perrault, et, depuis lui, remis en prose. L’Adroite Princesse ou les Aventures de Finette n’est pas de lui, mais de Mlle M. J. Lhéritier de Villandon.
Le succès des contes de Perrault fit qu’il eut un grand nombre d’imitateurs, parmi lesquels on peut citer Mme d’Aulnoy, Mme de Beaumont, Mme de Murat, Ducray-Duminil, et d’autres. On trouve, dans ces essais faits à sa manière, plus ou moins d’agrément et d’invention; mais Perrault est resté jusqu’à présent l’unique; lui seul sera le compagnon inséparable de toutes les enfances.
Il vécut tranquillement jusqu’en 1703. Le 16 mai, il mourut en philosophe et en chrétien, recevant pour récompense d’une vie pure les larmes de ses enfants et les regrets de ses amis.
F. FERTIAULT.