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AVERTISSEMENT.

Table des matières

UNE chose avantageuse à l’Etat et utile aux citoyens, eût été la création et l’établissement d’un Système, restaurateur des Finances: mais le temps a manqué pour cette régénération aussi importante que vivement désirée.

La Chambre des Députés n’a pu que présenter des moyens provisoires, et elle a rendu un assez grand service, en assurant toutes les dépenses publiques pour cette année, sans augmenter, d’une part, le poids des contributions. sur la propriété ; et de l’autre, en éloignant la création de nouveaux impôts dont l’assiette et la perception avaient déjà jeté l’alarme et l’effroi dans le commerce et la portion industrieuse de la nation.

Un sentiment de convenance a été parfaitement saisi par les écrivains à qui les matières économiques sont familières, et ils se sont abstenus de jeter en avant des opinions, des projets, des systèmes qui auraient pu contrarier la marche provisoire que les circonstances prescrivaient.

Il convenait d’attendre à cet égard l’intervalle des deux sessions. Mais l’on peut dès ce moment soumettre au public éclairé, des vues en finances, en impôts, en administration. On aura le temps de les discuter, de les mûrir et de les étudier. Les membres des deux Chambres, en les fondant avec leurs propres idées, pourront avec loisir se préparer à venir établir et édifier le plan de nos économies publiques.

Le motif qui a fait retarder la publication de cet ouvrage, a donc quelque chose de louable. On offre aujourd’hui cet écrit à la méditation des hommes instruits sur les matières dont il traite. On l’offre surtout au généreux dévouement des députés des départemens.

Un zèle ardent, sans doute, mais tout-à-fait désintéressé, nous a soutenu dans notre travail. Nous aurions pu, nous aurions peut-être dû lui donner tous les développemens qu’il semble exiger: mais, ainsi que l’a très-bien dit, en pareil cas, un écrivain d’un ordre supérieur (M. le duc de Lévis), nous avons craint qu’à l’aspect d’un trop gros volume, nos lecteurs ne fussent découragés. Cependant, nous ne nous sommes pas restreint à un tel point, qu’on ne puisse juger parfaitement les idées nouvelles que nous proposons, qui tendent toutes à convaincre qu’on peut faire de la science administrative, qui n’est encore que précaire et incertaine dans sa marche et dans ses résultats, une science positive et exacte: et nous donnons à ce dernier mot, tout le sens qui a toujours été appliqué à ce que l’on entend aujourd’hui par sciences exactes.

Tant d’idées sur la matière des finances, se croisent et se précipitent les unes sur les autres, qu’il a été aussi difficile de les bien classer que de les bien rendre. Mais nous aimons à croire qu’on aura l’indulgence de nous traiter d’après cette opinion d’un publiciste: Qu’il faut juger les ouvrages, non comme ils sont écrits, mais comme ils sont pensés.

Nouvelle législation de l'impôt et du crédit public

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