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CHAPITRE III.

Table des matières

POPULATION.

§ V. — Il nous a été très difficile d’évaluer, avec une approximation probable, le chiffre de la population des quartiers que nous décrivons à diverses époques de la formation. Pour rendre notre travail moins incomplet, nous reproduisons ce qu’en dit Dulaure (Histoire de Paris, tom. 11, pag. 394).

En 1313 , Philippe-le-Bel leva une aide de dix livres par feu. Cette imposition fut répartie par paroisse.


Ces chiffres indiquent la force respective de chacune de ces paroisses, et par conséquent le nombre proportionnel de feux ou familles imposées. En prenant le dixième des chiffres précédens, l’on obtient les évaluations suivantes, qui ne peuvent d’ailleurs faire connaître que le nombre de familles sans indiquer la quotité de leurs membres. Ainsi, sur ces 5 paroisses, il y avait à cette époque: 236 + 150 + 8 + 28 + 274, ou, au total, 696 familles imposées. On ignore complètement le chiffre des familles non imposées.

En 1474, sous Louis XI, la population avait été décimée par les guerres et les maladies contagieuses. On l’évalue cependant à cent trente mille âmes pour la ville de Paris.

En 1555, sous Henri III, la population se trouvait portée à environ deux cent mille âmes.

Pauvres. Indigens.

Table des matières

§ VI. — Il n’est pas plus facile de connaître, pour les quartiers que nous examinons, la proportion de la population pauvre, indigente à ces époques.

Il existait dans Paris , une grande quantité de voleurs et gens mécaniques qui passaient le nombre de six, voire de sept mille.

En 1552, Paris contenait huit à neuf mille pauvres.

Les maisons, qui entourent le quartier des Halles, la rue Saint-Germain-l’Auxerrois, ont toujours eu le privilège de loger la population indigente, alors surtout que le Marais était le quartier de la noblesse et de la magistrature; on peut donc présumer que, sur les 16,000 pauvres ou voleurs, le centre de Paris, où le voisinage des marchés rendait la vie moins chère, en comptait au moins un quart.

Dans le recensement qui fut fait en 1590, le nombre des pauvres s’élevait à douze mille trois cents.

Ces chiffres se sont accrus aux époques de disette, et à mesure que la population s’est augmentée. Nous verrons plus tard, en nous basant sur des renseignemens authentiques, quel est le nombre des pauvres du quatrième arrondissement et quelles ont été, aux diverses époques, les variations de la mortalité.

Nous passons maintenant à l’examen des diverses causes d’insalubrité qui ont agi depuis la création de ces quartiers jusqu’à l’époque (1710) où nous nous arrêtons pour le moment.

Mémoire sur la topographie médicale du IVe arrondissement de Paris

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