Читать книгу Таинственный остров. Уровень 1 / L’Île mystérieuse - Жюль Верн, Жуль Верн - Страница 11
Partie I
Les naufragés de l'air
Chapitre 10
ОглавлениеQuelques instants après, les trois chasseurs se retrouvèrent autour d'un foyer flamboyant. Cyrus Smith et le reporter étaient déjà installés lorsque Pencroff se joignit à eux, tenant fermement le cabiai.
«Eh bien, oui, mon brave, s'écria le reporter. Du feu, du vrai feu, qui rôtira parfaitement ce magnifique gibier dont nous nous régalerons tout à l'heure!
– Mais qui a allumé?.. demanda Pencroff.
– Le soleil!»
La réponse de Gédéon Spilett était exacte. C'était le soleil qui avait fourni cette chaleur dont s'émerveillait Pencroff. Le marin ne voulait pas en croire ses yeux, et il était tellement ébahi, qu'il ne pensait pas à interroger l'ingénieur.
«Vous aviez donc une lentille, monsieur? demanda Harbert à Cyrus Smith.
– Non, mon enfant, répondit celui-ci, mais j'en ai fait une.»
Et il montra l'appareil qui lui avait servi de lentille. C'étaient tout simplement les deux verres qu'il avait enlevés à la montre du reporter et à la sienne. Après les avoir remplis d'eau et rendu leurs bords adhérents au moyen d'un peu de glaise[18], il s'était ainsi fabriqué une véritable lentille, qui, concentrant les rayons solaires sur une mousse bien sèche, en avait déterminé la combustion.
Impressionné, Pencroff demanda au reporter de tout noter. Pendant ce temps, le cabiai était préparé et bientôt grillé sur la broche.
Les Cheminées étaient redevenues plus accueillantes après les efforts de rénovation de Cyrus Smith et de ses compagnons. L'ingénieur, presque complètement rétabli, avait inspecté le mont qu'il prévoyait de gravir le lendemain, espérant ainsi résoudre le mystère de leur situation.
Le jour suivant, les explorateurs étaient prêts à partir. Armés de bâtons, ils quittèrent les Cheminées et traversèrent la forêt. À neuf heures, ils atteignirent la lisière ouest de la forêt, découvrant un sol légèrement incliné vers l'intérieur des terres.
Après une pause à dix heures, ils contemplèrent le mont composé de deux cônes, avec des contreforts et des vallées entre eux. Déterminés à atteindre leur objectif, ils continuèrent leur chemin vers le sommet, sans se laisser distraire par la faune ou la flore environnantes. Leur marche les amena à réfléchir sur leur situation et sur ce que leur réservait l'avenir.
À midi, ils firent une halte près d'un bosquet de sapins, se reposant et se restaurant avant de poursuivre leur ascension. Le terrain devint progressivement plus difficile alors qu'ils s'approchaient du premier plateau, mais leur détermination ne faiblit pas.
Vers quatre heures, ils atteignirent enfin le plateau du premier cône. Fatigués mais déterminés, ils organisèrent leur campement pour la nuit et se préparèrent à poursuivre leur exploration le lendemain.
Cyrus Smith, malgré la fatigue, entreprit une exploration nocturne du plateau circulaire pour déterminer la faisabilité de contourner le second cône. En compagnie de Harbert, il découvrit que contourner la montagne était impossible, mais ils trouvèrent une crevasse menant directement au sommet du cône.
À travers cette crevasse, ils poursuivirent leur ascension, constatant que le volcan était éteint depuis longtemps. En atteignant le sommet, ils furent accueillis par l'éclat des étoiles du ciel austral. De là-haut, ils observèrent l'horizon obscur, se demandant si cette terre inconnue était une île isolée ou rattachée à un continent lointain.
Une lueur sur l'horizon révéla la présence d'eau, confirmant qu'ils se trouvaient sur une île. La lune déclinante leur offrit un bref éclairage avant de disparaître, laissant dans l'obscurité la silhouette de l'île se dessiner contre l'océan.
Cyrus Smith, saisissant la main de Harbert, annonça solennellement: «Une île!», alors que le croissant lunaire se reflétait brièvement sur la surface de l'eau avant de s'éteindre.
18
rendu leurs bords adhérents au moyen d'un peu de glaise – плотно соединив края при помощи глины